15.02.2007
Actu
• eBay censure une caricature. (Le Soir 24 décembre 2006)
Le site eBay.be a censuré un dessin du caricaturiste flamand GAL, vendue au profit de la lutte contre les mines anti-personnel, par crainte d'offenser les musulmans. L'oeuvre, qui représente une plume de stylo dotée de deux jambes, dont l'une s'appuie sur une béquille, devait être mise en vente afin de soutenir l'action Music for Life de Studio Brussel. Elle avait initialement été publiée par Knack en pleine polémique sur les caricatures de Mahomet. Mais eBay a refusé de placer l'objet aux enchères, parce que son règlement interdit la vente d'objets "qui propagent la haine, la violence ou l'intolérance", selon une lettre adressée à Knack
Knack a protesté contre cette décision. La rédaction "ne voit dans la caricature aucune des caractéristiques que lui prête eBay", a-t-elle indiqué sur son site internet.
• eBay permet de se débarrasser des cadeaux de Noël . (21 décembre 2006)
Les internautes français n'hésitent plus à revendre leur cadeaux de Noël sur eBay. C'est le constat que fait une étude*réalisée par TNS Sofres pour le site de ventes aux enchères en ligne eBay. La tendance était émergente en 2005, elle se confirme pour devenir un véritable phénomène de société en 2006. Ce comportement devient une véritable habitude, en l'occurrence inavouable, des internautes français à Noël.
Résultat : 15% des internautes français revendent leurs cadeaux de Noël en 2006, contre 7% en 2005. Plus particulièrement, 25% des internautes privilégieraient eBay comme canal de distribution et principal mode de revente en 2006, contre 21% en 2005. Par rapport à l'an dernier, la revente de cadeaux de Noël progresse alors que l'échange diminue. Enfin, les vêtements ou accessoires (47%), les CD (43%) et les DVD (34%) sont les cadeaux de Noël les plus revendus par les internautes.
L'étude explique également les motivations des internautes français dans leurs achats de cadeaux de Noël sur le Web. 7 internautes sur 10 déclarent faire des recherches sur Internet pour trouver un cadeau ou une idée de cadeau. Le pourcentage est plus élevé chez les moins de 25 ans (82%). Les recherches sont principalement effectuées sur des sites de vente en ligne. Par ailleurs, 43% des internautes recherchent sur Internet des produits rares ou de collection. Dans ce dernier cas, le taux de conversion est de 21%.
Sophie Fiévée pour VNUnet
• Mariage de raison en Chine pour eBay . (21 décembre 2006)
eBay s'allie à une société locale et paie 40 millions de dollars supplémentaires
On peut y dépenser sans compter plusieurs centaines de millions de dollars, faire du pays sa priorité absolue et pourtant échouer. Le numéro 1 mondial des enchères en ligne eBay vient d'en faire l'amère expérience sur le difficile et pourtant prometteur marché chinois. Présent depuis 2002 dans cet eldorado de l'Internet marchand devenu son deuxième marché derrière les Etats-Unis et où la croissance du e-commerce y est plus forte que partout ailleurs, eBay vient d'annoncer mardi soir qu'il renonçait à poursuivre seul sa périlleuse aventure chinoise. Son site EachNet, dans lequel il a investi au moins 300 millions de dollars en trois ans, va être intégré dans une joint-venture détenue à 51 % par le groupe Internet chinois Tom Online, filiale du conglomérat hongkongais Hutchison Whampoa, et à 49 % par eBay. «EBay a été pionnier dans le commerce en ligne en Chine et, en combinant notre expertise avec celle d'un partenaire local performant comme Tom Online, nous sommes mieux placés pour participer à la croissance du marché», a commenté la pédégère d'eBay, Meg Whitman, présente hier à Shanghai pour parapher l'accord.
«Bureaucratique». Après avoir sérieusement songé ces derniers mois à quitter la Chine, comme il l'a fait du Japon en 2002, eBay a finalement opté pour une alliance qui va lui coûter 40 millions de dollars supplémentaires contre 20 millions apportés par Tom Online et marque la fin d'une stratégie globale, plaquée sur le modèle américain, qui s'est révélée un cuisant échec.
Comment la place de marché aux 200 millions de membres, directement présente dans près de 30 pays du monde, a-t-elle raté une implantation chinoise pourtant vitale pour compenser le ralentissement progressif des marchés américain et européen ? EBay a d'abord péché par un excès de centralisme technologique en décidant d'utiliser sa plateforme américaine plutôt que celle, locale, d'EachNet, pour ses transactions en Chine. Un mode de fonctionnement qui s'est révélé très «bureaucratique», selon plusieurs observateurs cités dans la presse américaine, empêchant eBay de réagir assez vite, alors que son concurrent dans le vent, Taobao, propriété d'Alibaba.com (1), multipliait les lancements de nouveaux services.
Erreur. A la différence de son ex-challenger qui détient aujourd'hui une part de marché de 67 % (contre 29 % à eBay-EachNet), la place de marché californienne a perdu progressivement ses usagers déçus par l'absence de «convivialité» du site, selon des analystes chinois. Impossible par exemple de bénéficier d'une assistance téléphonique locale, de se contacter facilement entre acheteurs et vendeurs de peur qu'ils n'en viennent à court-circuiter le site, etc. Mais la plus grosse erreur fut commerciale. Fidèle à son modèle de prélèvement de commission sur le produit de chaque vente, eBay n'a pas voulu déroger à la règle. A l'inverse de son concurrent Taobao, 100 % gratuit. Lorsqu'eBay s'y est converti en janvier, il était trop tard.
Christophe Alix pour Libération.
13:30 Publié dans Actualité d'eBay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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